En attendant les fleurs, une série signée Françoise Pétrovitch en faïence de Longwy

Françoise Pétrovitch développe depuis les années 1990 une pratique qui navigue de la sculpture à l'installation, de la peinture aux lavis d'encre. Elle y met en scène un panorama de personnages qui évoluent dans un univers coloré, luxuriant, une féérie où affleure pourtant quelque chose de troublant, parfois déroutant, presque inquiétant.

Françoise Pétrovitch a fait l'objet de nombreuses expositions monographiques en France et à l'étranger. En 2018, elle est la première artiste contemporaine à bénéficier d'une exposition personnelle au Louvre-Lens, et sera prochainement exposée à la Bibliothèque Nationale de France - BnF (Paris) et à la Villa Savoye (Poissy). Ses œuvres ont intégré certaines des plus grandes collections publiques et privées, à travers le monde.

En attendant les Fleurs

A l'invitation de notre Manufacture, Françoise Pétrovitch crée la série En attendant les Fleurs, composée de vases et lampes, en adoptant la technique de la pose de l'email à main levée, pièces uniques signées de l'artiste et livrées avec leur certificat d'authenticité.



Des voitures cendriers en faïence de Longwy, collector.

VOITURES ET « RECLAME ».

A la fois cendriers et pièces de « réclame », avant la naissance de la publicité moderne, ces voitures en Longwy connaissent un regain d'intérêt car elles passionnent les collectionneurs de véhicules mais aussi ceux qui recherchent les cendriers, les objets publicitaires ou les réalisations des années 1940-1950.

C'est un négociant parisien, Fernand Jacob, établi 16, rue Martel, qui a commandé les premiers exemplaires à la Faïencerie de Longwy. Les marques sont variées, la plus courante est « Jacfer », réunion des premières syllabes de son nom et prénom. On raconte aussi la mention « Ferjac » dont la signification est identique. Plus rarement, on trouve l'inscription « Suzfer », abréviation du prénom de sa femme et du sien. Si Fernand Jacob a fait exécuter ce travail par notre manufacture plutôt que par une autre, c'est qu'il était originaire de la ville.
 

SIMCA 5 ET SIMCA 8

Il existe deux modèles : la Simca 5 et la Simca 8.
Ce sont des raisons personnelles et familiales qui ont motivé le choix de cette firme. Ces voitures-cendriers ont une longueur d'environ 170 mm. Editées entre les années 1936 et 1951 et bien que quelques unes soient en émaux en relief à décor cerné, elles sont surtout réalisées en faïence à pâte rose, bleue, verte ou blanche. Jamais destinées à la vente directe, elles étaient remises en cadeau aux acheteurs de « Simca ».

Les moulages sont de qualités diverses, parfois les détails du capot, de la calandre, des portières sont très marqués, parfois ils sont quasiment estompés, ce qui est dû à la production en grande série. Fernand Jacob a demandé à l'artiste J.M Redanau de redessiner la silhouette de la Simca Cinq, afin de l'adapter à son projet. On découvre donc, quelquefois, sa signature sur les moulages de meilleure facture.

UNE MACHINE À FAIRE DES ÉCONOMIES

Certaines pièces portent une légende à l'arrière. Ces textes, imprimés en noir sous la glaçure, sont surtout ; « Une machine à faire des économies », pour la Simca Cinq, ou « Un appétit d'oiseau », pour la Simca Huit. Cependant de nombreuses voitures ne comportent aucune inscription, car celle-ci se trouvait à l'origine, sur une étiquette collée qui a disparu au fil du temps. De très rares exemplaires ont conservé cette affichette où l'on peut lire : « Toujours la voiture la plus économique du monde ».

D'autres manufactures ont produit, plus tard, des voitures-cendriers. Sarreguemines, notamment, a sorti pour d'autres commanditaires, des Simca Sport 1200 cabriolet. Des Simca Aronde « conduite intérieure » ont été réalisées par la poterie PS.

Extrait des carnets Passions et Collections de Dominique Dreyfus



Soupière Napoléon en faïence de Longwy, historique.

A l'automne 1804, Napoléon 1er voyage beaucoup. L'un de ces périples le mène successivement à Bruxelles, Aix la Chapelle, Cologne, Coblence, Mayence, Trèves... Il arrive à Longwy le 10 octobre 1804.

C'est le commandant de la place forte de Longwy, François Laveleine qui a le grand honneur de recevoir l'Empereur.

Arrivé à une heure et quart de l'après-midi, sous une pluie battante, Napoléon 1er, nouvellement sacré fait le tour des glacis sur le cheval du commandant de cavalerie. (sources : "Napoléon 1er à Longwy, par Suzanne d'Huart, conservatrice aux Archives Nationale, et lettre de Laveleine en date du 13 octobre 1804").

Sans doute, connaissait-il l'existence de la Faïencerie de Longwy pour y commander un important service destiné aux Maisons de la Légion d'Honneur, chargées de l'enseignement réservé aux enfants des titulaires de l'Ordre.

Est-ce en souvenir de son passage à Longwy ou la tâche fût-elle confiée à la Faïencerie par l'administration ? Nul ne peut aujourd'hui l'affirmer. De ce prestigieux service, il ne reste aucune pièce de platrerie connue. Le Musée municipal de Longwy présente une soupière en terre de Lorraine, d'un diamètre de 250 mm. Celle-ci, adroitement moulée, comporte deux prises en forme d'aigle, une frise de lauriers et d'abeilles. (photo ci-contre)

Exécutée en terre blanche, ce modèle légendaire a survécu à travers les époques, car on a continué à en produire. Au XXème siècle, on lui adjoint un présentoir ovalisé, puis certains éléments de relief sont peints en vert empire.

Le souvenir de l'empereur reste vivace et en 1969 à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, la Faïencerie édite diverses pièces."

Selon un extrait des carnets "Passions et Collections" de Dominique Dreyfus


Soupière du Service Napoléon (Tradition) Soupière du Service Napoléon (Tradition)
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